À la lisière de la périphérie, le projet du 5ᵉ Élément s’impose comme catalyseur. Pensée comme un signal fort d’entrée de ville, cette opération mixte – mêlant logements sociaux, bureaux et équipements – dépasse la seule logique de verticalité pour offrir une réponse globale, ouverte et inclusive.
La présence de tours, visibles depuis le ring, traduit cette ambition métropolitaine. Mais leur verticalité n’est pas un geste gratuit : elle permet de libérer le sol, de redonner de l’espace à la ville habitée, à l’échelle humaine. Ainsi se dessine une nouvelle centralité : un lieu de convergence, d’échanges et d’appartenances, ouvert à la fois sur la ville intra-muros et sur les dynamiques de l’extra-ring.
Au cœur de cette stratégie urbaine : une place. Non comme un simple vide ou une transition, mais comme un socle actif, un terrain de rencontre et de repère. Tournée vers la ville, mais connectée au-delà, cette place devient un tremplin – une interface vivante entre les usages, les temporalités et les populations. À l’instar des grandes polarités urbaines (place du Manège, place Verte, place de la Digue…), elle vient inscrire ce quartier dans le maillage des lieux identifiables et appropriables.
Sa topographie particulière, sculptée par la contrainte des parkings en sous-sol, génère des plans inclinés qui organisent une mise en scène progressive des volumes bâtis. Ces pentes douces s’abaissent vers l’habitant, tout en dressant un dialogue fort avec les éléments périphériques. Entre les émergences, des respirations visuelles s’ouvrent. Des cadrages inédits sur le ring, sur les franges urbaines, sur un paysage jusqu’alors effacé.
Le 5ᵉ Élément ne se contente pas de construire : il révèle, il relie, il raconte une nouvelle manière de faire ville, à la fois ancrée et tournée vers l’ailleurs.